Blog interdisciplinaire du lycée de l'Arc en CAV, provençal, français, histoire-géographie, EMC, français, italien, espagnol, portugais, autour de la Méditerranée contemporaine. Projet citoyen pour comprendre les cultures et langues de la Méditerranée. Pour défendre ensemble la diversité et interroger le monde et ses problématiques. Organisé autour de l'INES: VOIX ET VOIES DE LA MEDITERRANEE
mercredi 26 septembre 2018
vendredi 21 septembre 2018
Le Grand Saphir, Une Révolte Ordinaire Bande-annonce et critiques
Critique des lycéens:
Le documentaire, réalisé par Jérémi Stadler met en scène Emmanuel Laurin, fondateur du projet de nettoyage de la Mer méditerranée: le Grand Saphir. Il alterne interviews, vidéos de plongée sous-marine, images de paysages marins.
Le réalisateur nous fait suivre l'expérience d'hommes qui décident de parcourir à la nage plus de cent vingt kilomètres entre Marseille et Toulon en ramassant tous les déchets qu'ils rencontrent.
Le sujet de ce documentaire est touchant car il s'agit d'une cause qui nous concerne tous: la protection de la planète. Les images sont "choc" et apportent du concret au projet.
Adèle et Axelle.
Bande-Annonce:
jeudi 20 septembre 2018
Gurs: Analisi de la promièra sequéncia
Escriure
una critica en provençau.
Lo filme comença
per l’evocacion dei jovents de nòstre atge. Vesèm d’imatges
de liceans que van
dins lei pirenèias au vilatge de Gurs.
Avèm
lo retrach d’una joventa que permet de nos identificar.
La musica es trista
e nostalgica. Anoncia una tragedia, un filme seriós.
La
joventa dona una definicion dau mòt refugiat.
Lei
plans de copa permeton de donar de ritmes. Lei joves fan de
testimoniatges.
Son
de temoins.
Seguís
un imatge d’archiu, istoric dei camps.
Lo
dessenh animat permet de s’adreiçar ai jovents.
Permet
tanben d’evitar la violéncia.
L’enfança
de Dorita Biec es racontada ambe de dessenhs animats perque
an
pas d’imatges d’arquius sus ela.
M’agrada
lo subjècte.
M’agrada
perque me pertoca.
M’agrada la transicion dessenh
animat e filme.
mercredi 19 septembre 2018
Le débat des lycéens sur Gurs, histoire et mémoire
Gurs, histoire et mémoire
Victoria SAENZ GIMENEZ (Espagne, 2018, 56 minutes)
Nous avons débattu en classe en plusieurs groupes pendant le cours de cinéma facultatif.
Voilà la synthèse des idées retenues.
Certains ont apprécié la musique du film, très
discrète, au piano, car elle n’est pas omniprésente et n’envahit pas le projet.
Les diverses langues employées montrent qu’un
documentaire ne se résigne pas à un seul sujet. La guerre d’Espagne ici permet
de traiter la diversité du monde actuel et ses problèmes. Ainsi, on aborde le
problème des migrants qui quittent leur pays en guerre ou menacé par une dictature
pour se réfugier en Europe : le film relie l’histoire à la réalité
actuelle.
L’ensemble reste très pédagogique et nous apprend la
souffrance de chacun, la douleur physique, mais insiste aussi sur les faits
réels, datés et historiques : Franco au pouvoir ou les trois périodes des
réfugiés dans le camp de Gurs. On reste émus par les temoignages émouvants des
refugiés présents, face caméra, qui évoquent leur vécu pour un devoir de
mémoire.
L’alternance entre personnes, dessins animés, donne
un bon rythme constant.
De nombreuses images d’archives en noir et blanc,
violentes, douloureuses, illustraient le propos des témoins. Les historiens
apportent une vérité et interviennent précisément là où l’emotion pourrait l’emporter.
Le dessin animé est ici pour raconter le réel mais
aténuer la souffrance des familles qui quittent le père, la maison, traversent
la montagne enneigée pieds nus et pallie au manque d’images d’archives intimes.
Il atténue la violence.
On a admiré les plans de coupe : magnifiques
paysages des Pyrénnées, en plans fixes, qui permettent de montrer que la
montagne reste là, immuable malgré la cruauté des hommes.
Cependant, dans certains groupes, on remarquait que
la musique pouvait se montrer très monotone, voire agaçante. L’ensemble du film
est trop scolaire, trop froid et on se sent exclu du contenu. Il manque du rythme,
il n’y a pas assez d’anecdotes qui permettraient de s’attacher aux
personnages. L’ensemble en devient long
et répétitif et on suit difficilement l’histoire : quelle est la vie
quotidienne dans les camps ? voilà ce qui nous aurait davantage intéressé.
L’idée du dessin animé est originale mais il n’est
pas assez présent. On voudrait le voir plus souvent à chaque étape. Le procédé
s’essouffle au bout de deux extraits et certains pensent qu’on aurait pu s’en
passer.
C’est un film révoltant sur la fin quand on comprend
le message et que tous les pays sont évoqués pour raconter l’histoire des
réfugiés dans les camps : il est horrible que ça fasse partie de l’histoire
et qu’à chaque période on recommence les mêmes erreurs. Mais certains lycéens
avouent n’avoir pas senti cette émotion particulière. Pourtant, on aime le
flamenco de la fin qui est un message de paix.
On s’identifie à la personne agée, qui se met à
pleurer : moment de vérité du film qui ajoute une dimension humaine.
L’émotion est renforcée par cette identification aux
jeunes adolescents montrés dans le film qui ont notre âge et sont venus écouter
le message des anciens. Cependant, le dessin-animé n’est pas pour des
adolescents, il est trop naïf, « enfantin » souligne une lycéenne. D’autres
ajoutent que l’évocation sur la Syrie, Espagne et Italie est de trop et
alourdissent le sujet principal.
lundi 10 septembre 2018
Provençau: presentacion de Gurs, istòria e memòria
Gurs, istòria e memòria de Victoria SAENZ GIMENEZ
(Espanha, 2018, 56 minutas)
Gurs es mai qu’un luòc. Situit en França pròche d’Oloron-Santa-Maria,
dins lei Bassei Pirenèias (ara Pirenèias-Atlanticas), aqueu camp de refugiats
es estat bastit per aubergar lei personas fugissent Espanha (Republicans
espanhòus, combatents dei Brigadas internacionalas) après la prèsa dau poder
dau Generau Franco. Serà convertit puei en camp d’internament. Lo film « Gurs,
istòri e memòria » documenta d’un biais esmovent l’istòria orala d’aquelei
que passèron per aquel endrech, porgís una coneissença a quau patiguèt de
la brutalitat, e nos sona per oblidar pas.
Lexic :
Lo refugiat, la refugiada, lei refugiats.
Aubergar : faire venir de gents au sieu e partejar son
ostau.
Quau es Franco ?
Francisco Franco Bahamonde, nascut lo 4 de decembre
de 1892 a Ferrol e mòrt lo 20 de novembre 1975 a Madrid, es un militar
e un òme d’estat espanhòu. Durent la
guèrra d’Espanha, se fa cap dau camp nacionalista que ganha la victòria sus lei
republicans. De 1939 fins a 1975, baileja un regime politic dictatoriau (estat
franquista) ambe lo títol de Caudillo (cap ò guida) : « Generalísimo Francisco Franco, Caudillo de
España por la Gracia de Dios ».
jeudi 14 décembre 2017
Une journée, des rencontres
Une journée à la villa Méditerranée. Une rencontre avec des réalisateurs venus de part et d’autre du monde. Voilà le programme proposé par le festival PriMed.
Neuf heures, nous arrivons. J’aperçois devant moi cette grande structure futuriste placée au bord de l’eau. Il y a plusieurs autres classes venues de toute la région PACA pour nous accompagner dans cette journée où savoir et amour du cinéma vont se mêler.
Lorsqu’on entre dans cet immense bâtiment on descend dans une immense salle. Là on s’installe, prêts à découvrir la projection du film If I close my eyes: l’histoire d’enfants fuyant la Syrie vers le Liban en quête d'éducation. A cette occasion nous rencontrons Mathieu Guidère, écrivain et Islamologue, les réalisateurs Francesca Mannocchi et Alessio Romenzi ainsi que Fabio Mancini responsable de l’émission Doc 3 sur la chaîne italienne Rai 3. Une fois le film: place au débat! On pose nos questions: Mr Guidère nous explique la situation démographique du Liban ainsi que celle de la Syrie.
Lorsqu’on entre dans cet immense bâtiment on descend dans une immense salle. Là on s’installe, prêts à découvrir la projection du film If I close my eyes: l’histoire d’enfants fuyant la Syrie vers le Liban en quête d'éducation. A cette occasion nous rencontrons Mathieu Guidère, écrivain et Islamologue, les réalisateurs Francesca Mannocchi et Alessio Romenzi ainsi que Fabio Mancini responsable de l’émission Doc 3 sur la chaîne italienne Rai 3. Une fois le film: place au débat! On pose nos questions: Mr Guidère nous explique la situation démographique du Liban ainsi que celle de la Syrie.
A treize heures commence réellement ce pourquoi nous sommes venus: se confronter avec les réalisateurs que nous avons jugés et pour qui nous avons voté pendant le premier trimestre. Mr Ben Salama auteur du documentaire historique Alger, la Mecque des Révolutionnaires évoque son oeuvre. Elle relate comment du début des années 1960 au milieu des années 1970 Alger devient le centre de soutien de plusieurs grands chefs de révolution tels que Che Guevarra ou encore Eldridge Cleaver, fondateur du mouvement des Black Panther. Ce film est en partie raconté à l’aide d’une voix off, celle de Nassim Bounjella. Selon Ben Salama :« D’habitude dans un film on cherche une gueule, moi je cherche une voix, celle qui parle aux français mais aussi une voix avec un accent maghrébin pour être en cohérence avec les images. ».
Ensuite on aborde un autre genre de film, Je danserais malgré tout de Blandine Delcroix. Une histoire de danse et de corps. Une histoire sur la liberté, guidée par Bahri et à ses côtés, Sandra, Selma et Ahmed. Selon la réalisatrice: « Un bon documentaire c’est avant tout une histoire de rencontre. » Chacun est déterminé à transmettre des valeurs de liberté et d’indépendance en incitant les corps à s’ouvrir à la danse. L'engagement des danseurs consiste à offrir des outils pour construire une Tunisie ouverte et critique où chacun a sa place. Où chaque corps peut se sentir libre de s’exprimer. Les discours s’effacent alors devant les corps qui dansent. Des suspensions chorégraphiques pendant lesquelles les corps s’affranchissent des contraintes. Pour dire non à l’obscurantisme.
On se tourne maintenant vers le troisième et dernier film de la liste: Benvenuti . Collaboration entre Laura Auriole anthropologue et Annalisa Lendaro chercheuse au CNRS en sociologie politique. Film sur Lampedusa, un caillou de 20 km², une des frontières de l’Europe. Une île italienne connue pour être la destination de milliers de migrants qui fuient les guerres et la misère, et qui chaque année risque leur vie en traversant la Méditerranée. Frontière pour les uns, paradis balnéaire pour d’autres : ses eaux turquoise, ses paysages paradisiaques, sa nonchalance en font une destination touristique prisée. Entre ces mondes a priori étanches, qui ne font que s’effleurer, la vie sur l’île se doit de continuer. Dans ce film, les habitants et ses visiteurs se confient et se mettent en scène, se dévoilent et se masquent. A demi-mot ou avec franc-parler, ils conduisent le spectateur à découvrir Lampedusa de l’intérieur, dans ses multiples contrastes et ses ambivalences. Naufrages et camps de rétention, Dolce Vita et pêche traditionnelle… Voyage au cœur d’une île militarisée et splendide, théâtre et spectatrice d’une des tragédies de notre siècle.
Ainsi s’achève cette journée d’apprentissage. Alors, même si l’on n’a pas eu la chance d’avoir plus de temps pour rencontrer les réalisateurs ou même pour assister à la remise de prix je remercie en mon nom et celui de mes camarades Madame Valérie Gerbault la déléguée générale et Monsieur Matthieu Poitavin notre professeur qui nous a accompagné dans cette aventure riche en émotions.
mardi 5 décembre 2017
Lalaland vu par une lycéenne
Option facultative Cinéma Audio Visuel. Un texte libre de Laurianne. Merci pour le texte!
Ce film réalisé par Damien Chazelle est tout ce qu’on
attendait d’une comédie musicale moderne et amusante.
Tout d’abord, au début, on a une splendide ouverture
avec Another Day Of Sun sur une chorégraphie dynamique, pleine
de joie.
Épatant ! Ça donne envie de danser et les costumes ont des couleurs dans les tons bleus, jaunes, verts, éclatants.
Ensuite: scène très comique. Comédie musicale des années 1950. Je pense à Tous en scène de Vincente Minnelli: Mia et Sebastian, à la fin de leur danse sur la colline, commencent à vouloir s’embrasser mais sont interrompus par la sonnerie d’un téléphone. Chez Minelli, Tony et Gabrielle dansent dans un parc. Chazelle, lui, a fait une scène romantique, humoristique, quand Minnelli filme d’une façon élégante (ah! la grâce de la ballerine Cyd Charisse!) On a un lien entre les deux films: Chazelle déclare son admiration pour Hollywood alors que Minnelli est fasciné par New York. Deux passions identiques pour une ville différente.
Épatant ! Ça donne envie de danser et les costumes ont des couleurs dans les tons bleus, jaunes, verts, éclatants.
Ensuite: scène très comique. Comédie musicale des années 1950. Je pense à Tous en scène de Vincente Minnelli: Mia et Sebastian, à la fin de leur danse sur la colline, commencent à vouloir s’embrasser mais sont interrompus par la sonnerie d’un téléphone. Chez Minelli, Tony et Gabrielle dansent dans un parc. Chazelle, lui, a fait une scène romantique, humoristique, quand Minnelli filme d’une façon élégante (ah! la grâce de la ballerine Cyd Charisse!) On a un lien entre les deux films: Chazelle déclare son admiration pour Hollywood alors que Minnelli est fasciné par New York. Deux passions identiques pour une ville différente.
Retour émouvant à Lalaland. Visite dans un
observatoire. Danse poétique, amoureuse, sentiments, aériens, sensuels sur une mélodie tendre.
Ce qui m’a touché, c’est à la fin du film où Mia et son
nouveau copain choisissent de rentrer dans une boîte qui est celle de
Sebastian : le « Seb’s ». Lorsque leurs regards se croisent, on perçoit l'intensité du manque. Sebastian choisit de jouer au piano la musique de leur rencontre. À partir de là, on a un flashback sur
ce qui aurait pu arriver s'ils étaient encore ensemble.
Je pense que ce film m’a fait découvrir une autre
facette d’une comédie musicale. Il m’a fait voyager à l’époque où on chantait
pour n’importe quelle occasion. (En tout cas: on nous l'a fait croire.) Il m’a également embarqué, j’ai accroché car on rentre dans l’univers du cinéma et de la musique. On a un très beau
cadre: des plans d’ensembles sur la ville de Los Angeles et
Hollywood.
Inscription à :
Articles (Atom)