Blog interdisciplinaire du lycée de l'Arc en CAV, provençal, français, histoire-géographie, EMC, français, italien, espagnol, portugais, autour de la Méditerranée contemporaine. Projet citoyen pour comprendre les cultures et langues de la Méditerranée. Pour défendre ensemble la diversité et interroger le monde et ses problématiques. Organisé autour de l'INES: VOIX ET VOIES DE LA MEDITERRANEE
samedi 6 juillet 2019
Tortue rouge en portugais
Les élèves de Provençal et de Cinéma aiment mélanger leurs cultures. Aujourd'hui ils vous proposent une critique écrite par Manoela, en première facultative. On pense à elle. Est-elle rentrée au Brésil?
dimanche 17 mars 2019
Sofia
Sofia - Vist a Aurenja - Festenau per lei liceans e lei collegians de Provençau e de l'Opcion CAV: Lo Sud fa son cinéma. Ambe l'Ecran Magique e l'Associacion BEN LEU.
Es un film francés, catarian, e marocan. Sortiguèt en
2018. Es un film de Meryem Benm’Barek.
Sofia es una joventa. Es
embarrassada. Coneissèm pas lo nom dau paire. Alora, Sofia s’escond. Quora l’aprenon,
sei gents, se veson decebuts : d’un biais religiós se fau maridar per
aguer d’enfants. La granda cosina de Sofia va l’ajudar. Sofia es perduda :
pensa d’abandonar lo nene, acusa un jove, Omar, d’èstre lo paire. Es una messòrga ;
lo paire vertadier serà un collèga de la maire. Sofia es maridada per adobar
leis afaires financiers de sei gents. La societat ont evoluís Sofia es cladida
d’ipocrisia e de messòrgas.
Sara, Coretin, Matís, Julí.
Sara : m’agrada aqueu
film. Son de situacions qu’arriban cada jorn. Ara, se ditz, Maroc a cambiat.
Corentin : m’agrada pas
perque mòstra una societat de messòrgas.
Matís : Per ieu, lei
racòntes èran complicats per ben seguir. Lo ritme èra un pauc moligàs.
Ian : M’a pas agradat
lo film. Es clafit de cliches : la vergonha, lo nene…
samedi 5 janvier 2019
Deux nouveaux articles sur Gurs
Gurs, un silence surmonté :
Avec
le film Gurs, Histoire et Mémoire nous en apprenons beaucoup sur
un camp peu connu et l’histoire de ses 61 000 internés. Le camp de Gurs est
situé dans le Sud-Ouest de la France dans le Béarn et proche du pays Basque et
de la frontière espagnole. Il a ouvert le 5 avril 1939 pour héberger les
réfugiés espagnols qui ont été accueillis en France puis il a été transformé en
camp de concentration pour les ennemis du régime de Vichy donc de Hitler. Ce
film retrace l’histoire du camp de Gurs à travers des témoignages poignants et
perturbants, ceux de lycéens espagnols qui viennent visiter ce camp où ont été
internés des réfugiés espagnols, ceux d’anciens internés ou de descendants
d’internés et des explications d’historiens. Grâce aux témoignages nous sommes
plus affectés par les conditions de vie extrême qu’ont subis ces internés car
les personnes qui témoignent nous décrivent avec précision leur vie passée dans
ce camp. Ce film a été fait de manière à pouvoir communiquer avec toutes les
générations notamment avec les témoignages illustrés en dessins animé qui
peuvent donc sensibiliser les plus jeunes. […]
On peut parler de silence pour Gurs car
il a fallu attendre 1962-1963 pour qu’on refasse le cimetière tel qu’il est
aujourd’hui et il a fallu attendre 1980 pour que l’on fasse resurgir la sombre
mémoire de ce camp. Pourquoi ? Et bien suite aux horreurs qui se sont
déroulées dans le camp de Gurs on a voulu oublier et mettre sous silence ce
passage douloureux de l’Histoire.
Amandine, Lyana, Pauline, Zoé.
Un camp passé sous silence :
Le film Gurs histoire et
mémoire de Verónica SÁENZ GIMENEZ , nous
a fait découvrir pour la plupart d’entre nous, ce camp situé près
d’Oloron-Sainte-Marie. Ce camp oublié a refait surface grâce à des témoignages
qui nous ont permis de retracer l’histoire de Gurs.[…] Le site du camp s’étendait sur 5 km de long et 500m de large et comptait
382 baraques. 60 personnes devaient vivre dans chacune des baraques. Les
conditions de vies étaient déplorables : il n’y avait aucune fenêtre
aucune ouverture ni aération, elles ne protégeaient pas du froid et de la
pluie. Il n’y avait pas de meubles et ils dormaient sur des sacs de paille et
on pouvait également y trouver des rats .La nourriture était rare et de
mauvaise qualité, il n’y avait ni sanitaires ni eau courante, ni hygiène.
Ce
film contribue également à la mémoire du camp et de ceux qui y ont vécu,
souffert et qui y sont décédé. Voici le témoignage de Ruth Heymann, témoignage
publié dans « Gurs souvenez-vous » le bulletin de l’Amicale du camp
de Gurs en décembre 2009.
Ruth Heymann-Weill avait 3 ans en 1941 lorsqu’elle est
internée au camp de Gurs avec ses parents Benno et Regina. La famille était
originaire de Mannheim en Allemagne et cherchait refuge en France. Le 11 mars
1941, elle fut arrêtée par la police française qui l’interna à Gurs. Les
parents de Ruth firent parti du 4ème convoi de déportation, celui
qui quitta Gurs le 1er septembre 1942. Quelques jours après un bref
transit à Drancy, ils furent exterminés à Auschwitz. Ruth Heymann est repassée
par Gurs il y a quelques mois à l’occasion d’un voyage touristique dans la
région. Tout à coup, sa route croisa le panneau « Camp de Gurs ». Gurs, un mot qu’elle avait toujours connu, mais qu’elle
était jusqu’à ce moment-là bien incapable de situer sur une carte de l’Europe.
Elle fut bouleversée par la redécouverte de ce lieu enfoui au plus profond de
sa mémoire.
« Nous sommes partis en vacances quand
Gurs s’est trouvé involontairement sur notre chemin. Rivesaltes, Gurs. Des noms
pas inconnus, évoquant une certaine résonnance. Des noms qui ont soulevé en moi
un grand vent, mais aucun souvenir. Et pourtant, ce fut le seul endroit où mes
parents purent aimer la petite fille que j’étais, dont ils étaient si fiers. Un
dernier salut avant le grand malheur. Trois ans. Un bébé dans ce camp, dernière
étape avant Auschwitz. Le froid, la faim, la soif, la maladie, la saleté, les
rats, et j’en suis sortie. On dit que j’ai eu de la chance. C’est à voir ! Nous
avons partagé les cérémonies organisées en souvenir de nos aînés disparus. Sous
une pluie battante, avec mes cannes, j’ai refait, en pleurant, le chemin
parcouru par mes parents, il y a soixante ans. Mon coeur s’est ouvert à une
maman trop faible pour résister, à un papa qui s’est battu jusque dans la
Marche de la mort. Dans ma tête, un bruit a éclaté. Une grande douleur s’est
emparée de mon coeur. Un voile s’est levé. Ma vie a changé. Pour pouvoir vivre,
une gamine seule dans ce monde noir, j’ai occulté pendant 70 ans mes malheurs
et mes souffrances. Maintenant, tout s’est réveillé et j’ai pu regarder en
arrière, à droite, à gauche. En fait, il y a Gurs, l’avant et l’après. L’avant
Gurs : une enfant cachée pendant la guerre dans une famille paysanne du Berry.
J’ai montré ma reconnaissance en leur remettant, hélas à titre posthume, la
médaille des Justes. En souvenir aussi d’une petite fille qui se répétait sans
cesse : "toi, tu es moche. Ma
maman, elle est si jolie."
Eden, Elhame, Mélissa, Ynès.
mardi 11 décembre 2018
Loto en provençal et français - Loto en provençau e francés
Loto pour les lycéens et collégiens en provençal et français. Vendredi 14 décembre. 20 h. Collège Barbara Hendricks. Orange.
Loto per lei liceans e lei collegians en provençau e francés. Divendres 14 de decembre. 8o. Collègi Barbara Hendricks. Aurenja.
Loto per lei liceans e lei collegians en provençau e francés. Divendres 14 de decembre. 8o. Collègi Barbara Hendricks. Aurenja.
une journée au PriMed - una jornada au PriMed
Article en deux langues par Elise, élève en Provençal Facultatif.
En
français
Compte
rendu de la sortie à Marseille le 30 Novembre 2018
Nous
sommes arrivés vers 10h30 à Marseille puis nous avons pris le métro pour
rejoindre le Cinéma du Prado. Malgré
notre retard, les autres lycées et l’équipe organisatrice nous ont attendus
pour la projection du film de la matinée. Ce dernier s’intitule Tu seras suédoise ma fille. Il a été
tourné et réalisé par Olivier JOBARD et Claire BILLET.
Il s’agit d’un documentaire sur une famille syrienne contrainte de fuir leur pays en raison de la guerre ; le père, Ahmad, aurait été obligé d’aller sur le front. Claire et Olivier les ont suivis tout au long de leur périple entre leur point de départ du film en Grèce jusqu’à ce qu’ils aient un logement en Suède. Nous avons eu la chance de pouvoir débattre et poser des questions aux réalisateurs.Après cette matinée forte intéressante et dynamique nous avons une pause déjeuner puis à 13h30 ce fut la reprise des rencontres.En premier nous avons eu le privilège de parler avec les réalisateurs des films que nous avions étudiés en cours. En commençant avec Veronica SAENZ GIMENEZ et ses producteurs venus tout droit d’Espagne pour nous parler de GURS : Histoire et mémoire, Juan Martin BAIGONAR venu exprès d’Argentine pour nous parler du film Les amoureux du banc public et en dernier ceux que nous avons élus pour le PRIMED 2018 Jérémi STADLER (le réalisateur) et Edmund PLATT pour le film Le grand Saphir.
Il s’agit d’un documentaire sur une famille syrienne contrainte de fuir leur pays en raison de la guerre ; le père, Ahmad, aurait été obligé d’aller sur le front. Claire et Olivier les ont suivis tout au long de leur périple entre leur point de départ du film en Grèce jusqu’à ce qu’ils aient un logement en Suède. Nous avons eu la chance de pouvoir débattre et poser des questions aux réalisateurs.Après cette matinée forte intéressante et dynamique nous avons une pause déjeuner puis à 13h30 ce fut la reprise des rencontres.En premier nous avons eu le privilège de parler avec les réalisateurs des films que nous avions étudiés en cours. En commençant avec Veronica SAENZ GIMENEZ et ses producteurs venus tout droit d’Espagne pour nous parler de GURS : Histoire et mémoire, Juan Martin BAIGONAR venu exprès d’Argentine pour nous parler du film Les amoureux du banc public et en dernier ceux que nous avons élus pour le PRIMED 2018 Jérémi STADLER (le réalisateur) et Edmund PLATT pour le film Le grand Saphir.
Après
avoir fait ces belles rencontres, qui furent très intéressantes, nous sommes
rentrés à Orange.
Merci
à l’organisation PriMed de nous avoir
permis de participer à ces échanges. Merci Madame Catherine Simon. Monsieur Guillaume
Paqueteau. Monsieur Matthieu Poitavin. Ce fut très constructif pour tous.
Elise
En
provençau
Rendut-compte
de la sortida a Marsilha lo divendres 30 de novembre 2018.
Siam arribats a dètz oras e mièja puei avèm
près lo metro per rejónher lo cinèma dau Prado. Coma eriam tardiers, leis
autrei licèus e la chorma organizatritz nos an esperats per la projeccion dau
film de la matinada. Aqueu darrier se ditz Seràs suedesa ma chata. Èra virat e realizat per Olivier
JOBARD e Clara BILLET. Es un documentari
sus una familha siriana qu’an fugit lo país
perque i a la guèrra. Clara e Olivier leis an seguits lo lòng dau viatge. Virada
entre la Grècia e la Sueda, moment ont an trobat un ostau. Après aguer vist lo
film, avèm agut l’escasença de poder parlar ambe lei realizators.
Se
siam congostats de parlar ambe lei realizators dau filme qu’aviam estudiat en
classa. Avèm començat ambe Veronica SAENZ GIMENEZ e sei productors per lo film Gurs : istòria e memòria puei
Juan Martin BAIGORIA per lo film Leis
Amorós dau banc public e per acabar Jeremiàs STADLER (lo realizator) e
Edmund PLATT per lo film Lo Grand Saphir qu’es elegit PriMed
2018. Après aquelei polits rescòntres siam tornats en Aurenja.
Gramaci
a l’organizacion PriMed de nos aguer permès de participar a aqueleis escambis. Gramaci
a Guilhèm Paqueteau. Catarina Simon. Matieu Poitavin. Qué chale per nosautres !
Elisa,
opcion facultativa provençau.
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| Lei liceans d'Aurenja au PriMed - Le lycéens d'Orange au PriMed |
mercredi 28 novembre 2018
Témoignages: la dure histoire d'un camp unique
Témoignages: la dure histoire d'un
camp unique
Penchons-nous sur les témoignages qui ont été
primordiaux dans la mémoire du camp de Gurs et sa faculté à rester dans les
mémoires des Français et Espagnols. Trois types de témoignages: tout d’abord
celui d’un homme durant la période espagnole du camp entre 1939-1940 Julian CASTEJON un républicain
basque et musicien à Saint-Sébastian qui a passé toute sa vie d’adulte à Oloron
dont quelques années au camp de Gurs. Il nous raconte dans un discours poignant
sa vie dans ce camp de Gurs avec ses souffrances et ses difficultés. Il y a aussi le
témoignage d’une femme durant l’été 1940 au moment où le camp accueille des
« indésirables ». Il s’agit du témoignage de Else SCHÖNBERG qui dans une lettre rédigée par ses
soins, nous raconte comment après avoir été
prise dans la rafle du Vel’ d’Hiv en 1942 elle se retrouve ensuite dans le
camp d’internement de Gurs. Elle nous raconte les conditions de vie à
l’intérieur du camp mais également comment elle a réussi a sortir du camp. Le
dernier témoignage nous vient d’un homme politique français nommé Henri MARTIN
, inlassable militant communiste jusqu’à la fin de sa vie, qui est l’un des fondateurs de l’Amicale et l’une des principales figures du
camp à ses débuts. Il écrivit un journal pendant ses années
d’internement à la prison de la Santé et à Gurs. Dans le film nous avons
également eu des témoignages comme celui de Dorie BEC
une femme qui a traversé les Pyrénées à pied, Rosario Clémente également une femme qui a fuit l’Espagne. Du coté des
hommes il y a Josu CHUECA qui nous
décrit le camp ou encore Luis ORTIZ un des défenseurs de
la liberté contre le communisme et l’anarchisme et pour finir un témoignage de
Raymond VILLALBA qui
lui est né à Gurs où ses parents se sont rencontrés.
Gurs a également un caractère commun avec l’actualité et la Syrie ce sont les conditions de vie des exilés, les réfugiés qui quittent la Syrie à cause de la guerre et vivent en attendant de trouver un pays qui accepte de les accueillir. Ils vivent dans des conditions déplorables. Les enfants sont bouleversés et traumatisés par l’horreur de leurs vie même si ils pourront peut être retrouver dans le futur un cadre de vie moins mouvementé. La vie que ce soit au camp de Gurs ou dans les camps d'immigrés aujourd’hui marque à vie les réfugiés.
Maxime, Elsa, Léa Samuel.
Travail dirigé par Madame Simon, histoire-géographie, en interdisciplinarité avec Matthieu Poitavin, Provençal, CAV.
Un autre avis sur le film
Le film a un
caractère très actuel car il fait référence
aux réfugiés syriens comme nous explique le professeur syrien Neverino
Parrareolo. Il s’agit de
combiner le passé avec le camp de Gurs et le présent
avec un camp
syrien implanté en Grèce. En effet il y a une forte ressemblance entre les deux
camps car ils sont tous deux surpeuplés, les réfugiés
y sont mal nourris et les conditions de vie sont
précaires et déplorables.
Les Syriens prennent des risques considérables pour
traverser la Méditerranée afin de fuir la guerre
civile, principalement les habitants d’Alep car c’est une ville martyre.
C’est pour cela que l’histoire du camp de Gurs est toujours profondément ancrée dans l’actualité, le camp de Gurs a un lien avec le contexte actuel et les histoires très douloureuses des migrants réfugiées dans des camps.
C’est pour cela que l’histoire du camp de Gurs est toujours profondément ancrée dans l’actualité, le camp de Gurs a un lien avec le contexte actuel et les histoires très douloureuses des migrants réfugiées dans des camps.
Alexandre, Ayat, Imane, Jauris, Sabri.
Travail dirigé par Madame Simon, histoire-géographie, en
interdisciplinarité avec Matthieu Poitavin, Provençal, CAV.
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