dimanche 17 mars 2019

Sofia


Sofia - Vist a Aurenja - Festenau per lei liceans e lei collegians de Provençau e de l'Opcion CAV: Lo Sud fa son cinéma. Ambe l'Ecran Magique e l'Associacion BEN LEU. 

Es un film francés, catarian, e marocan. Sortiguèt en 2018. Es un film de Meryem Benm’Barek.
Sofia es una joventa. Es embarrassada. Coneissèm pas lo nom dau paire. Alora, Sofia s’escond. Quora l’aprenon, sei gents, se veson decebuts : d’un biais religiós se fau maridar per aguer d’enfants. La granda cosina de Sofia va l’ajudar. Sofia es perduda : pensa d’abandonar lo nene, acusa un jove, Omar, d’èstre lo paire. Es una messòrga ; lo paire vertadier serà un collèga de la maire. Sofia es maridada per adobar leis afaires financiers de sei gents. La societat ont evoluís Sofia es cladida d’ipocrisia e de messòrgas.
Sara, Coretin, Matís, Julí.
Sara : m’agrada aqueu film. Son de situacions qu’arriban cada jorn. Ara, se ditz, Maroc a cambiat.
Corentin : m’agrada pas perque mòstra una societat de messòrgas.
Matís : Per ieu, lei racòntes èran complicats per ben seguir. Lo ritme èra un pauc moligàs.
Ian : M’a pas agradat lo film. Es clafit de cliches : la vergonha, lo nene…

samedi 5 janvier 2019

Deux nouveaux articles sur Gurs


Gurs, un silence surmonté :
Avec le film Gurs, Histoire et Mémoire nous en apprenons beaucoup sur un camp peu connu et l’histoire de ses 61 000 internés. Le camp de Gurs est situé dans le Sud-Ouest de la France dans le Béarn et proche du pays Basque et de la frontière espagnole. Il a ouvert le 5 avril 1939 pour héberger les réfugiés espagnols qui ont été accueillis en France puis il a été transformé en camp de concentration pour les ennemis du régime de Vichy donc de Hitler. Ce film retrace l’histoire du camp de Gurs à travers des témoignages poignants et perturbants, ceux de lycéens espagnols qui viennent visiter ce camp où ont été internés des réfugiés espagnols, ceux d’anciens internés ou de descendants d’internés et des explications d’historiens. Grâce aux témoignages nous sommes plus affectés par les conditions de vie extrême qu’ont subis ces internés car les personnes qui témoignent nous décrivent avec précision leur vie passée dans ce camp. Ce film a été fait de manière à pouvoir communiquer avec toutes les générations notamment avec les témoignages illustrés en dessins animé qui peuvent donc sensibiliser les plus jeunes. […]
On peut parler de silence pour Gurs car il a fallu attendre 1962-1963 pour qu’on refasse le cimetière tel qu’il est aujourd’hui et il a fallu attendre 1980 pour que l’on fasse resurgir la sombre mémoire de ce camp. Pourquoi ? Et bien suite aux horreurs qui se sont déroulées dans le camp de Gurs on a voulu oublier et mettre sous silence ce passage douloureux de l’Histoire.
Amandine, Lyana, Pauline, Zoé.
Un camp passé sous silence :
Le film Gurs histoire et mémoire de Verónica SÁENZ GIMENEZ , nous a fait découvrir pour la plupart d’entre nous, ce camp situé près d’Oloron-Sainte-Marie. Ce camp oublié a refait surface grâce à des témoignages qui nous ont permis de retracer l’histoire de Gurs.[…] Le site du camp s’étendait sur 5 km de long et 500m de large et comptait 382 baraques. 60 personnes devaient vivre dans chacune des baraques. Les conditions de vies étaient déplorables : il n’y avait aucune fenêtre aucune ouverture ni aération, elles ne protégeaient pas du froid et de la pluie. Il n’y avait pas de meubles et ils dormaient sur des sacs de paille et on pouvait également y trouver des rats .La nourriture était rare et de mauvaise qualité, il n’y avait ni sanitaires ni eau courante, ni hygiène.
Ce film contribue également à la mémoire du camp et de ceux qui y ont vécu, souffert et qui y sont décédé. Voici le témoignage de Ruth Heymann, témoignage publié dans « Gurs souvenez-vous » le bulletin de l’Amicale du camp de Gurs en décembre 2009.
Ruth Heymann-Weill avait 3 ans en 1941 lorsqu’elle est internée au camp de Gurs avec ses parents Benno et Regina. La famille était originaire de Mannheim en Allemagne et cherchait refuge en France. Le 11 mars 1941, elle fut arrêtée par la police française qui l’interna à Gurs. Les parents de Ruth firent parti du 4ème convoi de déportation, celui qui quitta Gurs le 1er septembre 1942. Quelques jours après un bref transit à Drancy, ils furent exterminés à Auschwitz. Ruth Heymann est repassée par Gurs il y a quelques mois à l’occasion d’un voyage touristique dans la région. Tout à coup, sa route croisa le panneau « Camp de Gurs ». Gurs, un mot qu’elle avait toujours connu, mais qu’elle était jusqu’à ce moment-là bien incapable de situer sur une carte de l’Europe. Elle fut bouleversée par la redécouverte de ce lieu enfoui au plus profond de sa mémoire.
« Nous sommes partis en vacances quand Gurs s’est trouvé involontairement sur notre chemin. Rivesaltes, Gurs. Des noms pas inconnus, évoquant une certaine résonnance. Des noms qui ont soulevé en moi un grand vent, mais aucun souvenir. Et pourtant, ce fut le seul endroit où mes parents purent aimer la petite fille que j’étais, dont ils étaient si fiers. Un dernier salut avant le grand malheur. Trois ans. Un bébé dans ce camp, dernière étape avant Auschwitz. Le froid, la faim, la soif, la maladie, la saleté, les rats, et j’en suis sortie. On dit que j’ai eu de la chance. C’est à voir ! Nous avons partagé les cérémonies organisées en souvenir de nos aînés disparus. Sous une pluie battante, avec mes cannes, j’ai refait, en pleurant, le chemin parcouru par mes parents, il y a soixante ans. Mon coeur s’est ouvert à une maman trop faible pour résister, à un papa qui s’est battu jusque dans la Marche de la mort. Dans ma tête, un bruit a éclaté. Une grande douleur s’est emparée de mon coeur. Un voile s’est levé. Ma vie a changé. Pour pouvoir vivre, une gamine seule dans ce monde noir, j’ai occulté pendant 70 ans mes malheurs et mes souffrances. Maintenant, tout s’est réveillé et j’ai pu regarder en arrière, à droite, à gauche. En fait, il y a Gurs, l’avant et l’après. L’avant Gurs : une enfant cachée pendant la guerre dans une famille paysanne du Berry. J’ai montré ma reconnaissance en leur remettant, hélas à titre posthume, la médaille des Justes. En souvenir aussi d’une petite fille qui se répétait sans cesse : "toi, tu es moche. Ma maman, elle est si jolie."
Eden, Elhame, Mélissa, Ynès.

Premsa


mardi 11 décembre 2018

Loto en provençal et français - Loto en provençau e francés

Loto pour les lycéens et collégiens en provençal et français. Vendredi 14 décembre. 20 h. Collège Barbara Hendricks. Orange.
Loto per lei liceans e lei collegians en provençau e francés. Divendres 14 de decembre. 8o. Collègi Barbara Hendricks. Aurenja.

une journée au PriMed - una jornada au PriMed

Article en deux langues par Elise, élève en Provençal Facultatif.



En français

Compte rendu de la sortie à Marseille le 30 Novembre 2018



Nous sommes arrivés vers 10h30 à Marseille puis nous avons pris le métro pour rejoindre le Cinéma du Prado.  Malgré notre retard, les autres lycées et l’équipe organisatrice nous ont attendus pour la projection du film de la matinée. Ce dernier s’intitule Tu seras suédoise ma fille. Il a été tourné et réalisé par Olivier JOBARD et Claire BILLET.

Tu seras Suédoise ma Fille de Claire Billet et Olivier Jobard. En présence des réalisateurs du film et de Gisèle Koury, journaliste, Présidente du jury PriMed. Projection Débat: "Partir, est-ce perdre son identité?" 
 Il s’agit d’un documentaire sur une famille syrienne contrainte de fuir leur pays en raison de la guerre ; le père, Ahmad, aurait été obligé d’aller sur le front. Claire et Olivier les ont suivis tout au long de leur périple entre leur point de départ du film en Grèce jusqu’à ce qu’ils aient un logement en Suède. Nous avons eu la chance de pouvoir débattre et poser des questions aux réalisateurs.Après cette matinée forte intéressante et dynamique nous avons une pause déjeuner puis à 13h30 ce fut la reprise des rencontres.En premier nous avons eu le privilège de parler avec les réalisateurs des films que nous avions étudiés en cours. En commençant avec Veronica SAENZ GIMENEZ et ses producteurs venus tout droit d’Espagne pour nous parler de  GURS : Histoire et mémoire, Juan Martin BAIGONAR venu exprès d’Argentine pour nous parler du film Les amoureux du banc public  et en dernier ceux que nous avons élus pour le PRIMED 2018 Jérémi STADLER (le réalisateur) et Edmund PLATT pour le film Le grand Saphir.

Après avoir fait ces belles rencontres, qui furent très intéressantes, nous sommes rentrés à Orange.

Merci à l’organisation PriMed  de nous avoir permis de participer à ces échanges. Merci Madame Catherine Simon. Monsieur Guillaume Paqueteau. Monsieur Matthieu Poitavin. Ce fut très constructif pour tous.

Elise





En provençau

Rendut-compte de la sortida a Marsilha lo divendres 30 de novembre 2018.



 Siam arribats a dètz oras e mièja puei avèm près lo metro per rejónher lo cinèma dau Prado. Coma eriam tardiers, leis autrei licèus e la chorma organizatritz nos an esperats per la projeccion dau film de la matinada. Aqueu darrier se ditz Seràs suedesa ma chata. Èra virat e realizat per Olivier JOBARD  e Clara BILLET. Es un documentari sus una familha siriana qu’an  fugit lo país perque i a la guèrra. Clara e Olivier leis an seguits lo lòng dau viatge. Virada entre la Grècia e la Sueda, moment ont an trobat un ostau. Après aguer vist lo film, avèm agut l’escasença de poder parlar ambe lei realizators.

Se siam congostats de parlar ambe lei realizators dau filme qu’aviam estudiat en classa. Avèm començat ambe Veronica SAENZ GIMENEZ e sei productors per lo film Gurs : istòria e memòria puei Juan Martin BAIGORIA per lo film Leis Amorós dau banc public e per acabar Jeremiàs STADLER (lo realizator) e Edmund PLATT per lo film  Lo Grand Saphir qu’es elegit PriMed 2018. Après aquelei polits rescòntres siam tornats en Aurenja.

Gramaci a l’organizacion PriMed de nos aguer permès de participar a aqueleis escambis. Gramaci a Guilhèm Paqueteau. Catarina Simon. Matieu Poitavin. Qué chale per nosautres !

Elisa, opcion facultativa provençau.
Lei liceans d'Aurenja au PriMed - Le lycéens d'Orange au PriMed

mercredi 28 novembre 2018

Témoignages: la dure histoire d'un camp unique


Témoignages: la dure histoire d'un camp unique

 Penchons-nous sur les témoignages qui ont été primordiaux dans la mémoire du camp de Gurs et sa faculté à rester dans les mémoires des Français et Espagnols. Trois types de témoignages: tout d’abord celui d’un homme durant la période espagnole du camp entre 1939-1940  Julian CASTEJON un républicain basque et musicien à Saint-Sébastian qui a passé toute sa vie d’adulte à Oloron dont quelques années au camp de Gurs. Il nous raconte dans un discours poignant sa vie dans ce camp de Gurs avec ses souffrances et ses difficultés. Il y a aussi le témoignage d’une femme durant l’été 1940 au moment où le camp accueille des « indésirables ».  Il s’agit du témoignage de Else SCHÖNBERG qui dans une lettre rédigée par ses soins, nous  raconte comment après avoir été prise dans la rafle du Vel’ d’Hiv en 1942 elle se retrouve ensuite dans le camp d’internement de Gurs. Elle nous raconte les conditions de vie à l’intérieur du camp mais également comment elle a réussi a sortir du camp. Le dernier témoignage nous vient d’un homme politique français nommé Henri MARTIN , inlassable militant communiste jusqu’à la fin de sa vie, qui est l’un des fondateurs de l’Amicale et l’une  des principales figures du camp à ses débuts. Il écrivit un journal pendant ses années d’internement à la prison de la Santé et à Gurs. Dans le film nous avons également eu des témoignages comme celui de Dorie BEC une femme qui a traversé les Pyrénées à pied, Rosario Clémente  également une femme qui a fuit l’Espagne. Du coté des hommes il y a Josu   CHUECA qui nous décrit le camp ou encore Luis ORTIZ un des défenseurs de la liberté contre le communisme et l’anarchisme et pour finir un témoignage de Raymond   VILLALBA qui lui est né à Gurs où ses parents se sont rencontrés.

 Mais il est nécessaire d’évoquer le caractère unique de ce camp de Gurs qui passe par sa mémoire. Aujourd'hui ce camp est devenu un musée historique que l'on peut visiter. La notion de lieu de mémoire est due a son appellation dite mémorial national depuis 1994 et aux traces laissées et on parle de devoir de mémoire en rapport avec les histoires individuelles et les témoignages des rescapés de ce camp qui se perpétuent de génération en génération et même à l’école dans l’éducation des enfants comme le montre le documentaire avec des élèves espagnols  qui viennent visiter le camp.  La mémoire c’est donc celle de tous les hommes femmes et enfants qui ont été internés à Gurs et  et l’on doit se rappeler qu’il est nécessaire  de défendre  les notions de liberté et des droits de l'Homme.
Gurs a également un caractère commun avec l’actualité et la Syrie ce sont les conditions de vie des exilés, les réfugiés qui quittent la Syrie à cause de la guerre  et vivent en attendant de trouver un pays qui accepte de les accueillir. Ils vivent dans des conditions déplorables. Les enfants sont bouleversés et traumatisés par l’horreur de leurs vie même si ils pourront peut être retrouver dans le futur un cadre de vie moins mouvementé. La vie que ce soit au camp de Gurs ou dans les camps d'immigrés aujourd’hui  marque à vie les réfugiés.


 Maxime, Elsa, Léa Samuel. 


Travail dirigé par Madame Simon, histoire-géographie, en interdisciplinarité avec Matthieu Poitavin, Provençal, CAV.

Un autre avis sur le film 

Le film a un caractère très actuel car il fait référence aux réfugiés syriens  comme nous explique le professeur syrien Neverino Parrareolo. Il s’agit de combiner le passé avec le camp de Gurs et  le présent avec un camp syrien implanté en Grèce. En effet il y a une forte ressemblance entre les deux camps car ils sont tous deux surpeuplés, les réfugiés y sont mal nourris et les conditions de vie sont précaires et déplorables.


Les Syriens prennent des risques considérables pour  traverser la Méditerranée afin de fuir la guerre civile, principalement les habitants d’Alep car c’est une ville martyre.
  C’est pour cela que l’histoire du  camp de Gurs est toujours profondément ancrée dans l’actualité, le camp de Gurs a un lien avec le contexte actuel et les histoires très douloureuses des migrants réfugiées dans des camps. 

 Alexandre, Ayat, Imane, Jauris, Sabri. 

 Travail dirigé par Madame Simon, histoire-géographie, en interdisciplinarité avec Matthieu Poitavin, Provençal, CAV.

Réfugiés syriens sur l'île de Lesbos. 

Le camp de Gurs, un camp oublié…





Article sous la direction de Madame Simon, professeur d'histoire-géographie, en interdisciplinarité avec le cours de Provençal et de cinéma de Monsieur Poitavin.

 Gurs histoire et mémoire est réalisé par Victoria Saenz Gimenez en 2018. Ce film raconte l’histoire du camp de Gurs qui date de 1939. C’était un endroit assez exceptionnel qui a accueilli environ 65000 personnes de 1939 à 1945. Le documentaire est fondé sur beaucoup de témoignages de personnes ayant vécu dans le camp et sur les avis actuels des lycéens qui viennent le visiter.
Dorita BIEC a connu l'endroit. Elle raconte son histoire émouvante. Elle a quitté l’Espagne clandestinement pour fuir le régime de Franco avec son frère alors quelle n’était âgée que de 15 ans. Ce fut pour elle une période très douloureuse. Ce n’est pas le seul témoignage, Raymond Villalba lui, est né en 1946. Ses parents se sont rencontrés dans le camp et sont tombés amoureux. Les propos rapportés rendent le film plus dynamique, plus vivant, mais surtout plus réel qu’il ne l’est déjà.
 Ce qui provoque au spectateur de la peine face aux souffrances d’autrui. Lors du visionnage, on comprend clairement que le camp était principalement un camp pour les réfugiés au début, mais il devient par la suite un camp d’internement  durant la période du régime de Vichy  pour ce que l’on appelle les indésirables, les juifs…
Devoir de mémoire: la terrible période que connaissent en ce moment même les Syriens est en quelque sorte une reproduction de l’histoire du camp de Gurs et de ses réfugiés; l’actualité nous renvoie malheureusement au passé car   le film établit un parallèle entre la guerre civile d’Espagne et la guerre en Syrie.
         
Khaled Obed el Saloum partage un morceau de sa souffrance en Syrie. C’est un réfugié Syrien d’Alep, ingénieur en médecine. Il raconte son histoire très touchante car il s’est vu dans l’obligation de quitter son pays suite aux bombardements afin de protéger sa famille. Ce qui fait souffrir Khaled plus que la guerre est de voir l’incompréhension et la peur dans les yeux de ses enfants.  Il souhaite que cette guerre cesse dans le but de retourner sur ses terres. C’est un film qu’il faut prendre la peine de voir, car il nous apprend énormément de choses et fait en sorte de ne pas oublier l’histoire.

Wiem, Rose, Romane.