jeudi 30 avril 2020

Le Sud Fait Son Cinéma - La pointe courte

Fiche numéro 1 : Comment s’appelle le film que tu veux présenter ?
La Pointe Courte. 
Quel est son pays d’origine ? La date de sa sortie ?
Son pays d'origine est la France. Sa date de sortie est le 4 janvier 1956.
Qui est sa réalisatrice ou son réalisateur ?
Sa réalisatrice est Agnès Varda.
Peux-tu faire le pitch du film ?
C'est une double histoire, celle d'un couple sur le point de se séparer et celle d'un groupe et d'une famille de pêcheurs, qui se déroule pendant l'été à la Courte pointe.
Présente une image ou une séquence du film. Analyse sans porter de jugements sur l’histoire ou les personnages :

Cette photo présente le couple à un plan poitrine. On remarque qu'ils sont séparés par une barrière en bois. Cet élément nous permet de distinguer une démarcation entre la femme qui est vêtue de noir et l'homme qui est vêtu de blanc ce qui nous mène sur une piste comme quoi ils vont probablement se séparer.


Pourquoi conseilles-tu ce film à un(e) ami(e) ?
Je le conseillerais parce que l'on suit deux histoires en parallèle, premièrement celle de la vie du village de la Courte Pointe (près de Sète), avec ses hauts, ses bas, les contrôleurs qui viennent déranger les pêcheurs sur la manière de pêcher, les amours... et puis celle d'un couple qui se retrouve dans le village d'où l'homme est originaire; si toutes les scènes de vie du village sont limites naturalistes, un texte intelligemment écrit avec plein de belles choses sont dites sur ce couple qui se reproche de vieillir côte à côte. Même s'il y a deux ambiances assez différentes, que les personnages n'interagissent pas ensemble le film arrive à traiter correctement ces deux histoires, à les rendre belles et intéressantes. Et l'on a ici un très beau noir et blanc, très photogénique,  rendant le film d'autant plus agréable à voir. Un film précurseur de la nouvelle vague.
Elena, seconde, lycée de l'Arc, CAV.
Travail critique en CAV. 

lundi 27 avril 2020

Forte

Critique un:
Forte est un documentaire qui  a principalement été tourné au Liban mais aussi au Koweït, en Arabie Saoudite et en Tunisie. Il s’intéresse à des femmes Arabes différentes des autres qui expriment leur liberté et leur passion par le biais de domaines artistiques comme la danse, le tatouage, le graffiti et le sport de combat . Ces femmes nous font part de leur vision de femmes dans la société.
Selon nous, le message essentiel du film est la liberté de la femme car les femmes méditerranéennes sont trop souvent représentées comme des femmes soumises, voilées et dépendantes. Mais grâce à ce film cette image de la femme arabe est déconstruite au lieu de déchirée .Certaines trouvent le moyen de s'exprimer ou d'exprimer leur liberté.
Nous avons choisi ce film car nous trouvons qu'il est important de parler des femmes et plus précisément des femmes arabes puisqu'on a tous des idées bien arrêtées sur ce sujet et Salim Saab l'a très bien fait. En effet, grâce à ce film on a compris que les femmes ne sont pas toutes soumises, elles peuvent réussir et faire leur possible pour casser les stéréotypes des femmes arabes. Elles montrent leur liberté par leur art que cela plaise ou non, elles se moquent du regard des autres tant qu'elles se sentent libres.De plus on a trouvé très intéressant le fait que ce soit un homme qui ait réalisé ce film.
Lorena et Marion.



Critique deux:
Le film  Forte a été réalisé par Salim SAAB en 2018. C’est un film qui dure 31 minutes et les pays de production sont la France et le Liban.
     Ce documentaire donne une autre image de la femme arabe au Liban, Koweït, Arabie Saoudite et en Tunisie. Tout au long du film, des femmes nous montrent leur quotidien de femme faisant de la danse, du graffiti, du tatouage ou encore des sports de combat. On pourrait penser que ces métiers sont ordinaires mais ils ne sont pas compris ou acceptés dans leurs pays. Le réalisateur a choisi de mettre en scène des femmes qui se battent pour leur liberté. Grace à ce film, le réalisateur transmet un message d’espoir pour toutes les femmes qui ne sont pas libres de faire ce qu’elles veulent dans leur pays. Il cherche a donner une autre image de la Méditerranée en mettant en avant les pays dans lesquels les femmes ne sont pas libres comme celle des pays Européens .
       Nous avons choisi ce film car il montre l’image de la femme indépendante et féministe dans les pays arabes qui bordent la Méditerranée. Le réalisateur donne une image différente de la femme arabe que l’on imagine habituellement soumise, voilée et sous l’emprise des hommes. Le film nous a appris a voir les femmes différemment, comme des battantes et non des personnes inférieures aux hommes et qui se laissent diriger.

Margault et Jade. 
Critique trois
« Forte » est une réalisation franco-libanaise créée par Salim SAAB ancien rappeur sous le pseudonyme « Royal S » en 2018. Le film dure 31 minutes et raconte l’histoire de femmes arabes venues du Liban, du Koweït, de l’Arabie Saoudite ainsi que de Tunisie.
Ce film nous montre l’émancipation des femmes arabes dans leur société par le biais de leurs activités (graffitis, tatouages , danse , chant , FMA) ainsi que les caricatures et les préjugés qui les entourent.
« Forte » nous raconte l’histoire de femmes luttant contre les préjugés les concernant grâce à l’art comme le street art. Une graffeuse nous raconte qu’un jour elle et son compagnon se font arrêter alors qu'ils sont entrain de graffer. Le policier n’a pas cherché à parler à la jeune femme, il est directement allé à la rencontre du jeune homme. C’était à la fois amusant et choquant du fait que la femme n’a pas son mot à dire lorsqu’il y a un homme dans l’affaire.
Le message que Salim SAAB cherche à nous transmettre est l’image de femmes
libres, indépendantes et fortes. Ce film représente la Méditerranée en tant que région du monde où la femme est « inférieure » à l’homme dans encore beaucoup de milieux.
Nous avons choisis ce film car celui-ci parle  d’un sujet universel et féministe, malheureusement ce film nous montre une des  réalité de notre monde.
Timéo et Wyatt

PriMed: Un séjour à Marseille




 Nous sommes partis en direction de Marseille le vendredi 29 novembre 2019. Nous étions attendus au Mucem à la projection d'un film du festival Primed . Nous sommes arrivés  et nous avons visionné un film biographique et documentaire de Bouchera Azzouz intitulé « On nous appelait Beurettes ». 
Nous avons eu ensuite la possibilité d'échanger avec la réalisatrice. Ce film raconte, à travers les témoignages des amies de la réalisatrice ainsi que les siens, les expériences et les histoires de la première génération de femmes nées en France et d'origine maghrébine après la guerre d'Algérie. Ces sont des femmes qui ont su suivre leur chemin malgré les préjugés de la société française et leurs traditions familiales. Ce film était un défi pour elle, pour pouvoir retrouver sa liberté, son but était d’être respecté. Avec la recherche sur leur passé, apparaît sur des photos, tout le parcours de vie de ces femmes qui témoignent. Tout a été très compliqué à réaliser : il a fallu passer plusieurs mois à fouiller dans la cave pour retrouver les bobines, les souvenirs…  Ce fut semblable à une fouille archéologique. Ce film dénonce le patriarcat, les monstres, les souffrances du passé, les choix parfois difficiles et multiples. Pour finir, elle nous a appris qu'être une femme libre était son but, qu’elle assumait ses ambitions devant ses frères. Rien ne peut changer la révolte d’un système, même pas le déni. Elle est déterminée à faire évoluer les choses, montrer l’immigration sous un autre angle. Bouchera Azzouz a écrit un livre qui s’intitule « Fille de Daronne et fière de l'être » et qui retrace sa vie en France, son évolution dans le pays et sa radicalité religieuse. Il aborde aussi la liberté d'une femme libre maghrébine. Elle a également voulu transmettre aux plus jeunes l'histoire de leur daronne à travers son livre.


Nous sommes allés manger puis nous sommes revenus pour cette fois ci rencontrer les réalisateurs des trois films visionnés en classe : Forte, Le rêve des mineurs et Wa Drari.

Tout d'abord , nous avons échangé avec Salim Salah, réalisateur de Forte. Il est un rappeur, réalisateur majeur au Liban et journaliste; qui souhaite éliminer les préjugés concernant la faiblesse des femmes, leur infériorité. Il s’est lancé dans une carrière musicale à l’âge de 15 ans, puis est devenu journaliste et enfin animateur radio; ce qui lui a permis d’évoluer et  affirmer son indépendance par le biais de l’art. Dans le film, les femmes sont ses amies, elles sont à l’aise et très douées dans la discipline du street art. La pratique de cette activité reste cependant très mal perçue, même si  ces activités permettent de briser en quelque sorte la domination masculine. Il faut briser ces chaînes patriarcales pour avancer dans la vie. Il a  réalisé son film avec un simple appareil photo Canon. « Avec un sujet accrocheur et pertinent, on peut faire de belles choses; il ne faut pas laisser les gens mettre des barrières ! Il faut désormais laisser la parole aux femmes, montrer leurs talents et valeurs. La musique permet de détourner l’attention mais permet aussi de briser des stéréotypes ». Le film a été projeté dans plusieurs pays : France, Italie, Egypte, afin de toucher un maximum de public. La sobriété était voulue puisque le budget était limité, le but étant de montrer des scènes calmes, apaisantes et vraies. Le tournage au Liban lui a pris 3 semaines et le montage 7 mois. Il a voulu ainsi montrer, en filmant 30 personnes dont 3 femmes, la libération de la femme. Sa mère était en effet une militante, une femme forte. Dans les pays arabes, des traditions doivent être respectées : pas de toit commun lorsqu’on est simplement en couple, le passé des mariés est extrêmement important. Les coutumes des pays varient ainsi, les femmes ne sont pas représentées dans le monde arabe. Son film a donc pour but de briser les stéréotypes sur les femmes arabes.




Nous avons poursuivi en échangeant avec Mohamed Kenouïe qui a réalisé « Le rêve des mineurs » en Italie. Ce dernier est né en Egypte, puis a vécu à Rome. Il ne parle pas français. Le but de ce film est de rapprocher les personnes afin de trouver une solution à leurs problèmes.  En tant que migrants, il n’avait pas la possibilité de faire le reportage avec des femmes. Avec son documentaire, il voulait nous faire comprendre les risques et les difficultés de l'immigration. Il avait à cœur d’évoquer ce thème de l'immigration, notamment en Europe, car c’est une situation qu’il a vécu. Effectivement, il a connu la difficulté et sait y faire face. Au début, les 4 acteurs n’étaient pas en confiance, mais après avoir vécus 4 mois ensemble, tout s’est bien passé. La scène de la noyade est une scène réelle. Pour la réalisation du film, il a fait appel à un ami français.  

Nous avons fini avec Fatima Zora. C'est une réalisatrice, dans le domaine cinématographique depuis qu’elle a aidé des jeunes à faire des vidéos sur le Web.  Son film suit les chanteurs du groupe de rap marocains« Shayfeen ». On découvre à travers ce film, les tensions au sein du groupe, leur évolution et les difficultés avec leurs parents qui ne pensent pas qu'être artiste est un vrai métier. Dans le milieu de la scène, les artistes se disputent même en travaillant ensemble, ils restent en concurrence.  Fatima Zora s’est dirigé vers le rap puisqu’elle en écoute depuis qu’elle est toute petite. Son côté rebelle ressort face à ce choix, car ce domaine n’est pas encore tout à fait libéré. Par exemple, au Maroc, la législation souhaite interdire les concerts de rap.


Après avoir passé ce moment avec les réalisateurs, nous nous sommes dirigés vers l'Hôtel de la région pour la cérémonie de remise des prix pour les réalisateurs  gagnants. Dans la catégories « Prix des jeunes de la Méditerranée », où nous avons d'ailleurs pu voter, c'est le film Wa Drari qui a remporté le prix. Après la remise des prix pour chaque catégorie, nous sommes allés au buffet offert par le festival puis nous sommes partis à l'auberge de jeunesse dans laquelle nous dormions.

Le lendemain matin nous sommes retournés au Mucem qui se situe au bord de la mer, pour cette fois ci visiter le musée. Nous avons eu le privilège de rencontrer les futurs miss.




Ce musée aborde le sujet « des Civilisations de l'Europe et de la Méditerranée » qui correspond parfaitement au sujet de notre projet. Nous avons visité le musée en deux groupes et nous avons découvert quatre grandes villes de la Méditerranée soit Le Caire, Istanbul, Marseille et Casablanca. Nous avons étudié  leur évolution et leur développement.  

Nous sommes ensuite rentrés à Orange le Samedi 30 novembre après avoir un très bon séjour.


Maxence.